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Incendie à l’ancienne papeterie de Vernon : les projets municipaux partiellement compromis ?

 

L'ancienne papeterie Smurfit après l'incendie.

L’ancienne papeterie Smurfit après l’incendie.

 

Le 15 avril dernier, l’ancienne papeterie Smurfit de Vernon, fermée depuis des années, a connu un incendie. Il n’a pas fait de victimes, compte tenu du caractère abandonné de la structure. Le ou les auteurs n’en sont pas connus, mais le lieu est d’un accès très facile, non surveillé, et a régulièrement été occupé par divers individus ces dernières années. Par ailleurs, des volumes très importants de déchets, datant de la fermeture de l’usine, y étaient entreposés, ce qui explique que le feu ait duré plus de 24 heures.

 

La mairie de Vernon, qui est maintenant propriétaire du lieu comme des terrains attenants de l’ancienne fonderie, n’a pas réagi publiquement à ce sinistre. Pourtant, lors de sa présentation des grands projets urbanistiques en février dernier, il était indiqué dans l’étude de réhabilitation du site que les bâtiments de la papeterie seraient réutilisés.

 

Je vous propose ci-dessous un comparatif visuel avant/après l’incendie, et un diaporama du site. Ainsi que les visuels présentés en février 2013 par le maire aux Vernonnais, réalisés par le cabinet ACT Urba, qui a été sélectionné en 2011 et pour 70 775 euros HT une étude prospective de reconversion du site de la fonderie et de la papeterie. Un site accolé à l’ancienne caserne Fieschi, elle aussi en reconversion.

 

 


En rouge, les terrains de l’ancienne papeterie. En bleu, les terrains de l’ancienne fonderie. En vert, la ZAC Fieschi. | Source : Google Maps

 

 

 


 

Avant / Après

 

Déplacer le curseur dans les photos ci-dessous pour observer les effets de l’incendie. Chaque duo de photo a été pris du même emplacement.

 

2013-04 - Smurfit interieur pulpeur 12013-04 - Smurfit interieur pulpeur 1bis

 

2013-04 - Smurfit interieur pulpeur 32013-04 - Smurfit interieur pulpeur 3bis

 

2014-04 - Smurfit exterieur pulpeur 12014-04 - Smurfit exterieur pulpeur 1bis

 

2014-04 - Smurfit exterieur pulpeur 22014-04 - Smurfit exterieur pulpeur 2bis

 

 

 


 

Diaporama

 

Cliquez sur les vignettes pour voir les photos en grand format :

 

 

 


 

Le projet municipal de réutilisation des bâtiments de l’ancienne papeterie

 

L’étude, qui a été présentée aux habitants au début de l’année par la mairie de Vernon (avec d’autres projets urbanistiques), ne doit pas être entièrement réalisée durant ce mandat. Le maire de Vernon a seulement annoncé sa volonté, avant les prochaines élections municipales de 2014, de faire les travaux de la première tranche, à savoir la création d’un parc en bord de Seine sur une partie du site de l’ancienne fonderie.

 

Pour ce qui est de l’ancienne papeterie, tous les bâtiments existants étaient réutilisés dans l’étude d’ACT Urba, tant pour des raisons de coûts que de conservation de l’histoire industrielle de la ville. Le bâtiment proche de la Seine devait se transformer en ensemble d’habitation et d’hébergement hôtelier. Le bâtiment pulpeur devait se transformer en parking à étages sur une moitié, et en lieu culturel, utilisant les très grands volumes disponibles, sur la partie touchée par les flammes.

 

Suite à l’incendie, la mairie de Vernon devra s’attendre à de potentielles mauvaises surprises lorsqu’elle fera réaliser les nécessaires études de structure pour utiliser ces anciens locaux industriels.

 

Visuels du futur projet. A gauche, la machine à papier, non touchée par l'incendie. A droite, le bâtiment pulpeur. | Sources : ACT Urba, mairie de Vernon.

Visuels du futur projet. A gauche, la machine à papier, non touchée par l’incendie. A droite, le bâtiment pulpeur. | Sources : ACT Urba, mairie de Vernon.

 

"Une démarche de revalorisation appuyée sur les qualités de l'existant. Préservation de bâtiments emblématiques, mémoire du site, présentant de réelles qualités. Ouverture sur la Seine et préservation des vues et atouts majeurs du site." | Sources : ACT Urba, mairie de Vernon

“Une démarche de revalorisation appuyée sur les qualités de l’existant. Préservation de bâtiments emblématiques, mémoire du site, présentant de réelles qualités. Ouverture sur la Seine et préservation des vues et atouts majeurs du site.” | Sources : ACT Urba, mairie de Vernon

 

"Un parti pris architectural : le choix de conserver plusieurs bâtiments, des qualités d'insertion urbaine et paysagère, une architecture qui témoigne de l'histoire industrielle même si elle n'a pas de valeur patrimoniale, des structures en bon état, des volumes et des structures porteuses, des niveaux de RDC au-dessus de la zone inondable, des coûts de réhabilitation qui restent inférieurs à des coûts de construction neuve." | Sources : ACT Urba, mairie de Vernon.

“Un parti pris architectural : le choix de conserver plusieurs bâtiments, des qualités d’insertion urbaine et paysagère, une architecture qui témoigne de l’histoire industrielle même si elle n’a pas de valeur patrimoniale, des structures en bon état, des volumes et des structures porteuses, des niveaux de RDC au-dessus de la zone inondable, des coûts de réhabilitation qui restent inférieurs à des coûts de construction neuve.” | Sources : ACT Urba, mairie de Vernon.

 

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1 commentaire

  1. Henri Clément

    Beau reportage qui fait mieux connaître le site.
    Quelle surface bâtie a été sinistrée ? 300 m2 environs ? une peccadille…

    On est un peu las de râler sur ces friches dormantes depuis tant d’années, et critiquer la municipalité est un peu facile, certes. Mais je connais tant de jeunes qui aurait rêvé d’utiliser ces locaux quelques temps pour faire mille choses… sérieuses ou non.
    Pendant ce temps (de campagne) on va leur promettre un centre des assos ou des musiques actuelles… qu’on avait donc déjà potentiellement. Ce sera parfait, propret, bien aux normes, pas aventureux pour deux ronds.

    Tout cela me fait penser au chantier des Halles au centre de Paris (où je trainais peu après 1968) qui avait hébergé, le temps des débats houleux sur leur destruction, de multiples activités dans un désordre certain mais bien sympathique et plein de vie. Bref, tout ce que suscite un site déclassé laissé intelligemment à disposition d’une jeunesse bouillonnante dans un provisoire qui s’éternise. Le slogan des jeunes contestataires disait “on a raison d’occuper les maisons vides”. Il s’agissait de s’y retrouver pour y vivre toute expérience qui interdise d’interdire et qui échappent à “metro-boulot-dodo” (autre formule d’alors).

    Aujourd’hui, on n’a plus les mêmes rêves, semble t-il, et devant un site industriel déserté, on pense “droit au logement” (social si possible) et dans son dodo, on rêve de trouver du boulot… Tout est devenu permis, en effet, mais rien n’est plus ni désiré ni plus possible !

    Ne manque t-on pas d’audace et de fantaisie à Vernon ?

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