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Entretien avec Hervé Herry, président du CRI

 

Hervé Herry, président du CRI, janvier 2012.

 

Le CRI est une association qui défend la venue de MacArthur Glen et de son Village de Marques à Vernon, sur internet et dans la presse. Les Vernonnais présents lors du premier projet (avorté) de MacArthurGlen, en 1995, s’en souviennent peut-être. Pour les autres, le CRI et son très actif président intriguent. J’ai décidé d’aller en parler avec Hervé Herry, lors d’un long entretien qu’il m’a accordé à son domicile vernonnais.

 

L’homme est fier de son parcours professionnel au ministère de la Défense. Il a débuté en 1975 au LRBA, dans l’informatique de gestion. Il est en retraite depuis six mois, d’un poste de chargé de mission pour les infrastructures des systèmes d’information au ministère de la Défense, c’est-à-dire les programmes informatiques qui permettent aux structures militaires de fonctionner. Entre ces deux postes, il aura travaillé dans de nombreux domaines de l’informatique militaire, du guidage des missiles balistiques de la force de frappe nucléaire à l’élaboration des systèmes de navigation des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Une fonction qu’il décrit comme le “point d’orgue” de sa carrière, car elle lui aura permis de passer des dizaines d’heures en plongée dans les sous-marins de la Marine, une expérience rare pour un civil.

 

Comme souvent avec les ingénieurs, le président du CRI n’a pas peur de parler franchement. J’ai pu lui poser toutes les questions que je voulais vis-à-vis de son soutien au Village de Marques : mon impression personnelle fut celle d’un homme sincère dans ses positions, et fidèle à ses amitiés. Par ailleurs, Hervé Herry est également membre de Générations Vernon1.

 


Mise à jour, 13 décembre 2012 : Hervé Herry, aujourd’hui, est également engagé de manière importante au sein de l’UMP locale et de Générations Vernon. Quant au CRI, dont il est toujours le président, il a comme vice-président François Ouzilleau, trésorier de Générations Vernon et responsable cantonal de l’UMP.


 

 

 


 

Quelle est l’histoire du CRI ? Et pourquoi ce soutien presque exclusif au projet de Village de Marques ?

 

Pendant ma carrière à Vernon, en poste au LRBA, j’ai eu comme collaboratrice et assistante dans les années 90 l’épouse du président du groupement interprofessionnel de la région de Vernon. C’est ainsi que je suis venu régulièrement aux réunions du GIRV, où je suis d’ailleurs toujours invité. C’est ce qui explique ma bonne connaissance du milieu économique vernonnais.

 

En 1995, lorsque MacArthurGlen veut s’installer sur le territoire de la CAPE pour la première fois et que le Normandie Parc est créé pour cela, les protestations des commerçants ont surpris tout le monde, alimentant les discussions du microcosme local. Quelques amis me suggèrent de proposer aux porteurs du projet de créer une association permettant de porter une parole en faveur de celui-ci. Ils n’ont pas eu à me pousser beaucoup !  Ce sera le CRI. Nous ferons ainsi de la communication en faveur du projet jusqu’en 1997, année de l’ouverture du centre MacArthurGlen de Roubaix.

 

C’est Jacques Bunel, patron de Built [NdA : promoteur vernonnais dans l’immobilier de bureaux et industriel] et propriétaire d’une partie des terrains du Normandie Parc, qui, en apprenant dans le cadre de son activité professionnelle que le groupe avait à nouveau un projet dans l’Ouest parisien, a proposé le site de Douains à MacArthurGlen [NdA : Jacques Bunel est un ami d’Hervé Herry]. Et contrairement à 1995, où les promoteurs avaient très peu communiqué sur leur projet, il fut décidé par Built et MacArthurGlen, propriétaires à parité de l’entreprise promoteur du village, d’avoir une démarche de communication et de transparence dès le départ.

 

Jean-Luc Miraux paraissait légitime pour porter politiquement ce deuxième projet, puisqu’il avait lui-même lancé le premier en 1995, en tant que président de la CAPE. Il a refusé de s’impliquer. Gérard Volpatti, président actuel de la CAPE, comprenant toute l’opportunité que représentait un tel projet pour le bassin d’emploi, a, lui, accepté. C’est ainsi qu’il a été amené à en faire l’annonce.

 

La réaction de certains commerçants ne s’est pas faite attendre, leurs déclarations virulentes et leurs protestations ont envahi les médias locaux. Pour faire connaître un point de vue différent de celui des opposants au projet, j’ai réanimé le CRI, en sommeil depuis 1997. L’association, qui ne comptait que 4 membres au départ, compte aujourd’hui 403 adhérents, et plus de 1600 signatures électroniques uniques de soutien émanant de tous les milieux socio-professionnels.

 

 

 


 

Avez-vous, ou votre association, de quelconques liens financiers avec MAG et Built ? 

 

Contrairement à ce qu’on dit, je n’ai rien à gagner financièrement dans cette affaire. Ni moi personnellement, ni le CRI, ne touchons le moindre centime de Built, de MacArthurGlen ou de quiconque. Je me suis rendu en déplacements privés à Troyes, sauf celui de mars 2011 ou j’ai été invité par la chambre de commerce et d’industrie de l’Eure, comme à Serravalle, pour interviewer les acteurs d’autres Villages de Marques. J’ai sollicité l’agence Acadia [NdA : agence de communication de Vernon] pour qu’elle crée le site internet du CRI et me mette le pied à l’étrier du fonctionnement de la publication sur internet. Un site dont je m’occupe maintenant tout seul.

 

Lorsque nous faisons une opération qui dépasse le cadre des moyens financiers de l’association, nous recherchons des sponsors, comme toute association. Ce peut être MacArthurGlen ou Built, mais aussi d’autres contributeurs dont je respecte la volonté d’anonymat, comme pour les gens qui soutiennent le CRI et qui le demandent.

 

 

 


 

Pourquoi vous impliquez-vous autant personnellement ?

 

Je suis fonctionnaire, à la retraite depuis peu, et chacun sait qu’un fonctionnaire ça ne fait rien, qu’il s’agit d’un privilégié a priori peu concerné par les problèmes de la grande majorité des français… puisque j’ai du temps et que je suis privilégié, je peux donc m’engager et dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas. J’ai voulu répondre aux commerçants opposés au projet, qui se targuaient de vouloir faire du lobbying auprès des élus et de la presse. La majorité silencieuse, majorité car 82% de la population de la région est pour le projet [NdA : selon un sondage d’avril 2011, commandé par le CRI au cabinet Efficience 3], peut elle aussi interpeller la presse et les élus.

 

Il n’y a pas d’autre projet sur Vernon capable de créer des emplois à cette échelle. Là, on a un projet 100 % privé, qui ne demande aucune subvention à qui que ce soit, ni à l’Etat, ni à la Région, ni au Département, ni à la CAPE, et on serait assez bêtes pour refuser 160 millions d’euros d’investissement ? C’est aussi un défi personnel. J’ai voulu montrer à mes amis chefs d’entreprises ce qu’un fonctionnaire peut faire lorsqu’il n’est plus soumis au devoir de réserve.

 

 

 


 

Quelles sont pour vous les lignes de partage entre pro et anti-Village de Marques ?

 

Je pense qu’il y a deux lignes de partage dans la région : 

 

  • Une ligne Évreux Vernon. Historiquement, il n’y a jamais eu de fortes liaisons économiques ou politiques entre Évreux et Vernon. Le modèle de développement de la communauté d’agglomération d’Évreux est de se voir en capitale de l’Eure. Ce modèle fait reposer le développement du reste du département sur un  rayonnement du développement économique d’Évreux, qu’il faudrait donc favoriser2. Je n’ai pas cette vision là, car je pense que chaque territoire eurois a des atouts. Ces territoires doivent pouvoir les mettre en avant, et les utiliser pour défendre leur activité économique.

 

  • La seconde ligne de partage est au sein des commerçants de la région. A Vernon, l’UCIAL est en faveur du projet : son président, Eddy Boitheauville, l’a porté et fut réélu à l’unanimité par les membres de l’union commerciale. Une autre frange minoritaire des commerçants de la ville y est opposée. A mon sens, les commerçants d’Évreux manipulent ceux de Vernon, car il est clair qu’Évreux ne bénéficiera pas, ou à la marge, du futur Village de Marques. Cependant, les ébroïciens ne se sont pas préoccupés de Vernon lorsqu’ils ont lancé leurs propres surfaces commerciales et ils n’ont pas plus l’intention de s’en préoccuper dans le cadre du réaménagement du site de l’hôpital. Par ailleurs, tous les commerçants d’Évreux ne sont pas contre le projet.

 

 

 


 

Quel acteur politique, s’il y en a un, vous a semblé cohérent de bout en bout sur ce dossier ?

 

J’ai discuté du sujet avec Jean-Claude Mary à la dernière assemblée du GIRV3. Je peux comprendre les positions de Vernon-défis et des Verts, qui reposent sur des arguments de fond. Je réponds : ce n’est pas votre modèle de développement sociétal, j’admets que vous ne soyiez pas d’accord, mais que proposez-vous à la place de MacArthurGlen qui permette de créer sur Vernon 700 emplois en 3 ans ? Les jeunes de Vernon qui sortent du lycée Dumézil, jusqu’à quel âge seront-ils au chômage ? Quel espoir donne-t-on aux jeunes ? C’est pour ça que je me bats. Mais c’est vrai que la démarche des écologises est cohérente. 

 


A propos du Village de Marques, Jean-Claude Mary disait en décembre, lors d’un entretien pour le Petit journal politique :

Ce qui nous déplait dans ces projets, c’est le côté voiture, comme celui de notre société de consumérisme. Que ce soit sur l’A13 ou au centre-ville d’Évreux ne change rien à notre opposition au projet. En plus, c’est faire miroiter des marques haut de gamme, alors que les ménages ont des dépenses d’habillement en baisse. C’est comme le refus de la ligne nouvelle Paris Normandie : nous nous opposons à ce mouvement de développement économique, qui se fait par la concentration et la mondialisation.

 

 

 


 

Le CRI compte-t-il s’extraire du seul soutien à l’utilisation du Normandie Parc, et pour quels projets ?

 

Deux autres projets nous tiennent à coeur, qui concernent la reconversion du site du LRBA. Il y a l’axe muséal, dont je pense qu’il pose des problèmes vis-à-vis de l’accueil du public [NdA : à cause de la présence de la Snecma, avec son PPRT et les contraintes afférentes de sécurité. On ne peut entraîner des visiteurs à réagir à un accident industriel…].  C’est la raison pour laquelle je reste dubitatif sur la possibilité d’installer un musée de l’aventure spatiale européenne sur le site de l’ancienne soufflerie [NdA : ce projet est soutenu par l’association AVAS] .

 

Et puis il y a la mise en place d’un campus universitaire sur le site de la base-vie. Antoine Grumbach a parlé des possibilités de développement économique lorsqu’il a présenté son projet Seine Métropole, en nous incitant à choisir nos opportunités, dont notamment les universités et écoles parisiennes, qui ont besoin de place pour s’étendre et ne peuvent le faire à Paris. Cet usage est compatible avec le PPRT, car les étudiants sont alors des résidents, que l’on peut entraîner à réagir en cas de problème.

 

Soyons clairs cependant : on ne pourra amener d’activité industrielle ou logistique nouvelle au LRBA, car celui-ci est très isolé pour d’évidentes raisons historiques [NdA : centre d’expérimentation militaire] . Par contre, des activités tertiaires sont possibles sur le site : des entreprises voulant de la discrétion, des datacenters informatiques, des écoles, etc… à mon sens, pour le moment, la position attentiste de la majorité municipale, c’est surtout du temps perdu. Le LRBA n’est pas un cadeau empoisonné, le sol est dépollué et les bâtiments sont sains [NdA : malgré sa retraite, Hervé Herry assiste la direction du LRBA pour la fermeture, et connaît donc aussi très bien ce dossier].

  

 


 

Pour vous et le CRI, quel est l’avenir du développement économique à Vernon et aux alentours ?

 

Nous avons une pépite avec Giverny. Je suis certain qu’il y a d’autres trésors architecturaux et touristiques à découvrir sur le territoire de la CAPE, et que le tourisme est un axe majeur du développement de Vernon, ainsi que l’a très bien décrit le Conseil Général. C’est dans ce contexte qu’un Village de Marques et ses plus de trois millions de visiteurs annuels prennent tout leur sens : une telle manne ne se laisse pas passer, même si quelques-uns peuvent en souffrir… ce qui n’est pas démontré !

 

La clé de cette transformation touristique est dans l’hébergement : il faut faire rester les visiteurs sur place, pour qu’ils aillent ailleurs qu’au Village de Marques ou à Giverny. Il faut donc développer la capacité d’hébergement en transformant de nombreux lieux en gites ou hôtels, à l’image de ce qui a été fait à Serravalle4.

 

 

Site internet : Grand-Vernon CRI

 

  1. Groupe politique présidé par Sébastien Lecornu, ce dernier bénéficiant du soutien de l’UMP. []
  2. A l’image de Paris pour le reste de la France : un modèle souvent décrié par les élus des collectivités locales en-dehors d’Île-de-France. []
  3. Rappel : le groupe écologiste vernonnais Vernon-défis, comme les Verts d’Évreux et du département, se montrent opposés à ce Village de Marques sous quelque forme que ce soit, pour des questions idéologiques liées au mode de développement économique. []
  4. La ville italienne où un Village de Marques MacArthurGlen s’est ouvert il y a quelques années. []

Lien Permanent pour cet article : http://vernonpolitique.info/2012/01/entretien-avec-herve-herry-president-du-cri/

16 commentaires

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  1. Jean-Luc Miraux

    J’ai été surpris de relever la phrase “Jean-Luc Miraux paraissait légitime pour porter politiquement ce 2ème projet (Mc Arthur) puisqu’il avait lancé le 1er en 95. Il a refusé de s’impliquer.”

    Je connais particulièrement bien H.HERRY et depuis 95, je n’ai eu aucune discussion à ce sujet avec lui.
    Je pense en effet, qu’il ne lui pas échappé que depuis 2008, je ne suis plus aux “affaires”, comme on dit…
    En conséquence, je ne vois pas quel rôle j’aurais pu jouer dans ce dossier réapparu en 2011.
    D’autant qu’à voir autant de beaux esprits s’agiter, autant d’élus des plus humbles aux plus puissants, faire croire qu’ils se préoccupent d’aménagement du territoire, on peut s’étonner que tant de gens aussi influents aient laissé s’embourber ce dossier, qu’ils prétendaient pourtant défendre.
    Ils seraient peut-être mal placés pour donner des leçons aujourd’hui.

    Je pense donc que cette assertion de M.HERRY ne peut être qu’une erreur, dont nous aurons le loisir de parler quand il le souhaitera, à moins que quelques esprits malveillants ne lui soufflent des stupidités…

  2. Philippe

    Si M. Herry est membre de Générations Vernon, dommage qu’il n’ait pas fait appel à son président, qui claironne partout qu’il a des hauts appuis politiques… A moins que toutes ses affirmations soient du vent. Dommage pour le projet du village des marques, qui était un beau projet…

  3. François-Xavier

    Monsieur Herry, je reprends vos phrases: “Jean-Luc Miraux paraissait légitime pour porter politiquement ce deuxième projet, puisqu’il avait lui-même lancé le premier en 1995, en tant que président de la CAPE. Il a refusé de s’impliquer. Gérard Volpatti, président actuel de la CAPE, comprenant toute l’opportunité que représentait un tel projet pour le bassin d’emploi, a, lui, accepté. C’est ainsi qu’il a été amené à en faire l’annonce.”
    Je ne vois pas comment Miraux aurait pu s’impliquer vu qu’il n’était plus président de la CAPE, ni sénateur, ni maire, ni rien ! Quant à Volpatti, qui clame partout dans la presse que “la CAPE revient de loin, qu’ils étaient au bord du gouffre en 2008”: qu’a-t-il fait pendant son 1er mandat où il était 1er vice-président ? Facile de clamer les bonnes annonces quand tout va bien, mais de reposer la faute sur les autres quand rien de va plus !!! Messieurs, assumez vos actes !

  4. Luc

    A lire le commentaire de Jean Luc MIRAUX, on voit effectivement qu’il n’a pas travaillé ce dossier..

    Faire croire que le village des marques a été rétorqué pour des raisons de manque de soutien politique est simpliste mais surtout malhonnête ! La presse a fait depuis bien longtemps état des raisons de la CNAC et il y avait bien un problème de fond : accès autoroute, architecture…

    Si on en va là monsieur MIRAUX,doit on en conclure que la Zac des saules de St Just a été planté parceque vous ne l’avez pas assez soutenu politiquement ? Et la caserne Fieschi ? Le dossier n’a pas été soutenu assez pour que le contrat avec l’aménageur ait été cassé par la justice ? Et la fonderie ? Le droit de préemption, vous l’avez levé à la dernière minute avant votre départ de la mairie pour mieux porter le dossier ???!!!

    Ne vous précitez pas sur la difficulté du moment que rencontre Mc Arthur pour régler vos petits comptes politiques avec Gérard VOLPATTI ou Sébastien LECORNU… Pour 700 emplois, tout le mInde doit se serrer les coudes et ne pas chercher la division !

  5. Laure

    Mr Luc
    Vous connaissez bien les menus détails des dossiers de Vernon…
    JLM est parti depuis 2008…. Facile de critiquer…
    Mr Volpatti a juste eu a s’assoir, tel le monarque absolu, dans un siège…
    N’est ce pas JLM qui a monté de toutes pièces la CAPE, n’est il pas parti de RIEN pour arriver à ce que c’est actuellement… Alors la critique est toujours aisée.
    D’ailleurs critiquons le Maire de Saint Marcel, Président de la CAPE: jolie petite ville bien goudronnée, bien propre, de beaux aménagements… ho étrange c’est depuis qu’il est président de la CAPE et Vernon c’est MOCHE….
    Le contrat de la caserne n’a t il pas été cassé sous NGT qui voulait aménager en barre d’immeuble post communiste!!
    Alors balayez devant vos portes…
    Arrêtez de jouer “à la NGT” c’est pas moi c’est lui le vilain!
    De front faites face ! 700 emplois c’est quand même tout bénéf. pour Vernon!

  6. Luc

    Je peux peut-être vous suivre sur certains arguments, mais sur la caserne, le contrat à été cassé pour vice de forme car mal ficeler sous Jean Luc MIRAUX. C’est un fait, voilà tout. Et ça a d’ailleurs coûté bien cher au contribuable…

    Après sur les écarts Vernon St Marcel…c’est vrai que ça se creusent ! Mais la faute en revient à la mairie de Vernon…

  7. Loris Guémart

    @Jean-Luc Miraux :

    Lors de l’interview, j’ai interrompu Hervé Herry lorsqu’il m’a fait ces “révélations” à votre propos, car je n’étais absolument pas au courant. Il les a réitéré en me détaillant sa démarche, ces propos figurent donc dans l’interview.

    Certes, Hervé Herry ne m’a pas montré de preuves écrites de cette sollicitation, et je n’en ai pas demandé. C’est probablement une erreur de ma part.

    Pour le moment, c’est parole contre parole. J’ai écrit à Hervé Herry pour lui demander s’il possède des preuves de ce qu’il avance. Attention cependant : s’il n’en a pas, cela ne voudra pas dire qu’il a tort, seulement que mon travail s’arrête là. Aux lecteurs de décider du reste.

    Mise à jour : Hervé Herry ne souhaite pas répondre aux allégations de Jean-Luc Miraux, de quelque manière que ce soit.


    @ François-Xavier / Philippe :

    Je laisse votre double commentaire. MAIS : si les pseudonymes sont acceptés sur ce site, je ne tolérerai pas que des commentateurs jouent au petit jeu des identités multiples. Vous êtes donc prié de vous en tenir au pseudonyme de votre choix, afin que vos interventions soient lisibles.


    @ tous :

    Cet avertissement est valable pour l’ensemble des commentateurs, même si ce phénomène est resté marginal pour le moment sur le site. Je me réserve la possibilité par la suite de supprimer de tels commentaires. En attendant, il seront systématiquement signalés aux autres commentateurs, pour d’évidentes raisons de transparence.


    @Luc :

    En France, qu’on le veuille ou non, le lobbying politique envers les organismes administratifs est monnaie courante et permet de faire basculer des dossiers dans un sens ou dans l’autre.

    Ce qui ne veut pas dire que la décision est entièrement influencée par ce lobbying politique. Mais il n’est pas non plus complètement absent du processus de prise de décision.

    Un bon exemple à Vernon est le PPRT du LRBA : les zones les plus à risque font un gentil détour pour que les bâtiments puissent être utilisables.

  8. Amor

    Tant de gesticulation pour se rendre compte à la lecture des commentaires et de son “dégonflement” à apporter la preuve de ses allégations, finalement que ce monsieur HERRY aurait mieux fait de se taire.
    Il ferait mieux de s’en prendre à ceux qui réellement étaient en capacité d’influer sur le dossier.
    On se targue à longueur d’interview dans la presse écrite de son titre de conseiller de ministre et dés lors qu’il s’agit d’intervenir dans le sens des habitants d’une ville qu’on prétend vouloir diriger aux prochaines municipales, il n’y a plus personne. D’autant que ce même ministre a pour prérogatives l’aménagement du territoire.
    Peut être que ce monsieur HERRY est en mission commandée et qu’il s’est depuis rendu compte quelle a été son erreur en accusant sans même avoir pris connaissance du dossier.
    Je trouve ces attaques incessantes à l’endroit de Jean-Luc MIRAUX non seulement affligeantes mais lassantes et que leur fréquence prouve leur caractère malintentionné et commandité.
    C’EST PUREMENT ET SIMPLEMENT PITOYABLE.

  9. Loris Guémart

    @Amor :

    Si quelqu’un connaît ce dossier à Vernon, c’est bien Hervé Herry, quels que soient ses propos concernant Jean-Luc Miraux par ailleurs. Quant au fait qu’il soit en “mission commandée”, c’est moi qui ait sollicité cette interview.

    Enfin, il n’a pas souhaité répondre plus avant, c’est son droit le plus strict. Et cela ne prouve rien du tout, ni dans un sens ni dans l’autre. Restons civils, Hervé Herry a parlé de bien d’autres choses dans cette interview.

  10. Amor

    Cher Monsieur Guémart ce que je trouve inadmissible de la part de Monsieur HERRY c’est son accusation ou affirmation à l’endroit de Jean-Luc MIRAUX qui a répondu étant mis en cause part Monsieur HERRY. La moindre des choses lorsqu’on porte des faits à l’attention d’un journaliste sachant que la finalité de ses propos sera une publication , c’est d’en apporter la preuve.
    Sur le reste, il s’agit d’un dossier récemment proposé et voté. Il eut été donc impartial et honnête d’exprimer son mécontentement aux personnes en charge du dit dossier et de ceux qui étaient en capacité d’agir dans le sens attendu de Monsieur HERRY. Jean-Luc MIRAUX n’est plus aux affaires depuis 2008, je ne vois comment il aurait pu influer sur la décision si ce n’est en donnant son sentiment. Ce qu’il a fait d’ailleurs.

  11. Luc

    Merci à Loris Guemart de remettre bon ordre.

    Juste une precision : le ministre de l’aménagement du territoire n’est pas ministre du commerce…et donc non compétent sur ce dossier, ni dans un sens ni dans l’autre.

    Et puis Amor, que savez vous du rôle des uns et des autres dans ce dossier ? Et vous, que faisez vous pour les Vernonnais ? Vous soutenez quel dossier ?

  12. Amor

    @Luc :

    Je maintiens ce que je dis quand j’affirme qu’une telle implantation entre dans les prérogatives du ministre en charge de l’aménagement du territoire.
    Et quand bien même que cela ne serait pas le cas, il lui aurait été aisé d’intervenir. D’autant que l’on a déjà vu dans ce gouvernement comme les dans les précédents des ministres intervenir sur des dossiers plus délicats même si cela dépassait leur compétence.
    Quant à savoir ce que je fais pour les vernonnais, je vous invite à venir avec moi sur le terrain à la date qui vous conviendra.
    Mais je pense que vous êtes très bien informé sur ce sujet.
    Cordialement

  13. William

    Quelle virulence des propos sur une phrase tirée du contexte de l’interview.
    M. Herry a exprimé sa vision de la prise de position du “candidat Miraux” ? Ce dernier a démenti une sollicitation précise. Il n’y a pas de contradiction.

    Il y a beaucoup d’autres choses dans cette entrevue. Il y en a même plus que le seul village MAG. Il faut réflechir au développement de Vernon avant qu’il ne soit trop tard.

    La deuxième ville du département s’en sort moins bien que d’autres. Que l’on ne parle pas de problèmes partisans : la couleur du département est la même que celle de la municipalité.

    Le CRI et M. Herry y réflechissent et agissent : critiquons leurs propositions, faisons d’autres propositions.

    Pour le volet “défouloir” des débats, peut être M. Guémard pourrait il adjoindre un forum à côté du blog.

  14. Loris Guémart

    @William :

    Votre suggestion d’installer un forum, pour que les lecteurs puissent discuter à loisir de Vernon et de la CAPE, est tout à fait pertinente. Je poserai la question aux lecteurs dans un prochain article, afin de voir si une demande existe de la part des internautes vernonnais.

    Si la réponse est positive, je mettrai en place un forum consacré à notre territoire.

  15. LECORNU Mathias

    Que c’est drôle de voir Vernon s’enfoncer, la vieille bourgeoise deviens un nouveau Sarcelles, Vernon veut un Mac Arthur Glen car ni Asphe, ni Miraux, nous su développer la ville. Alors sans rien faire proposons Mac Arthur Glen le magicien qui va créer 700 emplois sur les 1400 qu’il aura suprimé en ville le tout en donnant une belle enveloppe à l’équipe de la Cape et à l’équipe municipale. C’est bizarre ça ressemble à du Bédier, ou du Balkany ou du Dallongeville le devenir de Vernon. Vernon seul ville de Haute Normandie ou les salaires baisse et ou l’immobilier de mauvaise gamme explose. C’est sur proposons de vendre du textile Chinois griffé Lacoste et on sauf la France.

  16. LAURENT

    Je reviens sur le “Village de Marques” souhaité par certains, rejeté par d’autres. En entrée, je signale que je n’appartiens à aucune tendance politique citée dans l’interview, que ce soit la droite, la gauche, les verts, etc… Je suis juste un citoyen, vernonnais d’adoption depuis 1978.
    Je suis contre ce centre commercial pompeusement appelé “Village de Marques”. Il contribuerait à la destruction d’une grande partie de ce qui reste du centre-ville, et pourrait même porter atteinte aux grandes surfaces périphériques qui ont déjà elles-mêmes affaibli le centre de Vernon.
    700 emplois? Pour qui? Pour les jeunes chômeurs de la ZUP? Plaisanterie, tant sur le nombre que sur l’origine géographique des salariés. Interdirait-on aux mantais ou aux ébroïciens de venir travailler dans ce lieu? 700 emplois (supposés) créés pour combien supprimés. Là, curieusement, pas de projection chiffrée…
    De qui se moque-t-on en laissant croire que Vernon aurait des retombées économiques. Les seules retombées seraient peut-être dans la fiscalité pour la CAPE, si on ne fait pas trop de cadeaux aux promoteurs et aux commerces qui s’installeraient. Parceque les clients de ce centre commercial viendraient en voiture, achèteraient et consommeraient sur place, puis repartiraient comme ils sont venus vers la région parisienne ou la Normandie. On ne vient pas en train faire ses achats dans une région très moyennement desservie, avec des sacs sous le bras!
    Je lis dans cet article des arguments fantaisistes, voire ridicules. Développer l’hébergement!!! Parceque les rouennais ou les mantais vont être obligés de coucher à l’hôtel, avec des provisions, une boussole, du linge de rechange, etc… pour venir acheter un lot de chemises ou un costume en promotion? “Ils” pourraient visiter Vernon… mais pour voir quoi: une ville sans grand intérêt architectural, (une église, un donjon, les immeules sans âmes de l’après-guerre), une ville truffée d’agences immobilières et de salons de coiffure; les commerces de vêtements ayant tous périclités après l’ouverture du centre commercial de Douains.
    Une ville pas capable de nourrir les touristes rentrant de Giverny en dehors des heures strictes de repas, comme je l’ai constaté cet été: vers 14h30, dans une brasserie située sur le chemin du retour (en sens unique…), 2 touristes se sont vus refuser le couvert car ce n’était plus l’heure! Et dans un anglais incompréhensible. C’est ça une ville touristique?
    Non, vraiment, laissez-nous notre petite ville comme elle est, ne précipitez pas son déclin. Et si nos élus se battaient pour des emplois de “production”, plutôt que pour des emplois de “services”…!

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