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Saint-Marcel, son eau riche en fluor, sa restriction de consommation aux moins de 12 ans

 

L'un des derniers contrôles sanitaires effectués par l'ARS. L'eau y est décrite comme "non conforme à la limite de qualité en vigueur pour les fluorures". Dans le contrôle suivant, en mai, ce taux est repassé un peu sous la limite de qualité.

L’un des derniers contrôles sanitaires effectués par l’ARS. L’eau y est décrite comme “non conforme à la limite de qualité en vigueur pour les fluorures”. Dans le contrôle suivant, en mai, ce taux est repassé un peu sous la limite de qualité.

 

Depuis octobre 2011, l’eau distribuée au centre-ville et dans la partie haute de Saint-Marcel, ainsi qu’à la Cité Manuca et le long de la D6015 à Saint-Just, est particulièrement riche en fluor (ou fluorures). Si riche que les limites autorisées par l’Agence Régionale de Santé (ARS) sont régulièrement dépassées.

 

En conséquence, l’eau délivrée aux habitants par la communauté d’agglomération (CAPE) est sous le coup d’une “restriction de consommation” pour les enfants de moins de douze ans. Les noms des “lieux de production” concernés, visibles sur la facture d’eau, sont Saint-Marcel Cabottières, Saint-Marcel Fosses Rouges, et Saint-Marcel La Plaine.

 

Depuis février 2013, cette restriction est accompagnée d’une dérogation de trois ans envoyée par la préfecture de l’Eure. La CAPE comme Saint-Marcel n’ont, pas respecté, selon mes informations, toutes les obligations légales d’information aux habitants.

 

Par ailleurs, les deux collectivités dirigées par Gérard Volpatti (UMP) n’ont pas été plus loin, ce que les habitants pourraient voir comme insuffisant. Elles n’ont ni publié d’article d’information dans leurs magazines, ni arrêté la distribution de cette eau très fluorée dans les établissements scolaires Saint-Marcellois. Aujourd’hui, la CAPE a publié un communiqué de presse réfutant tout manquement.

 

 

Sommaire :

  1. L’eau de l’Albien, traditionnellement riche en fluorures
  2. Le fluor, bénéfique à faible dose, toxique à haute dose, les enfants premiers concernés
  3. Fluor et eau du robinet, les dentistes rassurants…
  4. …et l’ANSES (beaucoup) plus alarmiste
  5. Les recommandations de l’ARS et de l’ANSES aux Saint-Marcellois
  6. La CAPE et Saint-Marcel, une information du public trop limitée ?
  7. Écoles de Saint-Marcel, la restriction de consommation pas appliquée
  8. La CAPE répond par un communiqué de presse

 

 

 


 

L’eau de l’Albien, traditionnellement riche en fluorures

 

La nappe phréatique de l'Albien | Source : mairie de Paris

La nappe phréatique de l’Albien | Source : mairie de Paris

 

La nappe phréatique de l’Albien s’étend sur des centaines de kilomètres carrés autour de Paris. Si elle se trouve très profondément sous Paris, qui dispose de trois fontaines publiques s’y approvisionnant, elle affleure à Saint-Marcel.

 

Ce qui explique qu’elle soit utilisée pour la production d’eau potable dans la ville. La moyenne des taux de fluor des zones de distribution dont l’eau est pompée dans l’Albien en 2012 s’est échelonnée de 1,47 à 1,55 mg/L (limite légale de 1,50 mg/L).

 

Cette concentration élevée en fluorures, par endroits et par moments, dans l’eau de l’Albien, est bien connue, et causée par le calcaire qui entoure la nappe. Ce n’est d’ailleurs pas considéré par l’ARS comme une pollution proprement dite. Cette richesse naturelle en fluor se retrouve également, parfois de manière très importante, dans une partie des eaux en bouteille, comme la Saint-Yorre1.

 

 

 


 

Le fluor, bénéfique à faible dose, toxique à haute dose, les enfants premiers concernés

 

Extrait de la section "fluor" de la synthèse 2012 de l'ARS pour Saint-Marcel Centre.

Extrait de la section “fluor” de la synthèse 2012 de l’ARS pour Saint-Marcel Centre.

 

Le fluor est indispensable à une bonne minéralisation de l’émail dentaire, qui permet de réduire la prédominance des caries. C’est pourquoi il est donné aux enfants là où l’eau de boisson n’en contient pas du tout, et qu’une bonne partie des dentifrices et des sels de table sont fluorés.

 

Cependant, à plus haute dose, cet élément bénéfique peut entraîner une fluorose dentaire, qui se traduit visuellement par des taches sur l’émail2.

 

Aujourd’hui très rare en France, la fluorose dentaire était plus répandue il y a quelques dizaines d’années, quand dentistes et médecins avaient pour habitude de donner systématiquement des comprimés de fluor aux enfants.

 

 

 


 

Fluor et eau du robinet, les dentistes rassurants…

 

Chez les dentistes, le ton se veut plutôt rassurant vis-à-vis de la fluorose dentaire. La plupart estiment que l’impact de l’eau du robinet reste minime chez leurs jeunes patients, en dehors des nourrissons. Ils se contentent souvent de pointer la nécessité de ne pas donner de compléments fluorés en pilules si l’eau est naturellement fluorée. Par ailleurs, les dentistes de Vernon et de Saint-Marcel interrogés disent ne pas avoir constaté de présence particulière de fluorose dentaire chez les enfants Saint-Marcellois.

 

Certains dentistes expliquent cependant qu’un décalage de plusieurs années est systématique entre le moment où la fluorose se déclenche et celui où elle est visible. Par exemple, un enfant de deux ans qui verrait ses molaires définitives atteintes ne serait détecté que plusieurs années après… car encore en formation, invisibles, ces dents fluorosées ne sortiront qu’aux six ans de l’enfant.

 

Une fluorose de faible intensité ne sera pas non plus forcément diagnostiquée par les dentistes, seuls les stades les plus avancés se traduisant par des taches très visibles. La fluorose dentaire s’accompagne fréquemment de lésions gingivales et alvéolaires, mais n’a pas d’autre effet néfaste connu sur l’organisme.

 

 

 


 

…et l’ANSES (beaucoup) plus alarmiste

 

La limite de sécurité pour les adultes de 4 mg/jour est celle de l'ANSES. L'OMS donne une limite de sécurité pour l'apport journalier tolérable de 6mg. Selon l'ANSES, tant que la limite de sécurité n'est pas dépassée et dans l'état actuel des connaissances, on n'observe "pas de conséquence néfaste pour la santé". L'ANSES admet dans ses documents qu'elle a abaissé la limite de l'OMS pour éviter la supplémentation en fluor par parents et médecins.

La limite de sécurité pour les adultes de 4 mg/jour est celle de l’ANSES. L’OMS donne une limite de sécurité pour l’apport journalier tolérable de 6mg. Selon l’ANSES, tant que la limite de sécurité n’est pas dépassée et dans l’état actuel des connaissances, on n’observe “pas de conséquence néfaste pour la santé”. L’ANSES admet dans ses documents qu’elle a abaissé la limite de l’OMS pour éviter la supplémentation en fluor par parents et médecins.

 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES, ex-AFSSA) se montre nettement plus prudente que les dentistes dans ses affirmations à propos de l’eau potable. L’organisation mondiale de la santé (OMS), comme l’ANSES et l’Union Européenne, recommande un taux maximal de 1,50 mg/L dans l’eau du robinet.

 

Selon l’ANSES, qui cite l’OMS, “la fluorose dentaire apparaît à des concentrations de l’ordre de 1,5-2 mg/L d’eau” dans l’eau :

  • Pour les nourrissons jusqu’à trois ans, “l’ingestion d’eau présentant des teneurs en fluorures de 1,5 mg/L entraîne un dépassement de la limite de sécurité”.
  • Pour les enfants de moins de neuf ans, ” les doses apportées par une eau dont la teneur en fluorures est proche de la limite de qualité (1,5 mg/L) sont de l’ordre ou supérieures à la limite de sécurité”.
  • Pour les adultes, en-dessous de 2 mg/L, et même avec les autres apports (dentifrice, sel), il n’y a pas de dépassement de l’apport journalier tolérable de l’OMS (6 mg/jour).

 

En ce qui concerne la durée d’exposition à une eau dépassant la limite autorisée aux fluorures, l’ANSES écrit : “une exposition courte, même inférieure à trois mois, peut avoir un effet durable si elle a lieu pendant la période de minéralisation des bourgeons dentaires chez l’enfant”.

 

 

 


 

Les recommandations de l’ARS et de l’ANSES aux Saint-Marcellois

 

Dans sa synthèse de l'année 2011 pour la Haute-Normandie, l'ARS pointait déjà le taux élevé de fluor. L'organisme émettait alors des recommandations allégées par rapport aux années suivantes.

Dans sa synthèse de l’année 2011 pour la Haute-Normandie, l’ARS pointait déjà le taux élevé de fluor. L’organisme émettait alors des recommandations allégées par rapport aux années suivantes.

 

Les recommandations de l’ANSES aux habitants concernés par une eau très fluorée :

  • Les adultes ne doivent pas prendre de compléments fluorés, et il n’est pas nécessaire de consommer du sel fluoré.
  • Une eau en bouteille peu fluorée est indispensable pour les enfants jusqu’à trois ans.
  • De 3 à 12 ans, il est préférable que l’eau du robinet ne représente pas plus de la moitié de la quantité d’eau consommée quotidiennement.
  • Dans tous les cas, cela ne concerne que la consommation d’eau de boisson, pas son usage pour se laver, se brosser les dents, laver le linge ou la vaisselle, la cuisson, etc.
  • Il est conseillé de se renseigner auprès de votre médecin si vous êtes concerné par une eau fluorée au-delà de la limite légale. L’absence totale de fluor est aussi dommageable pour l’homme que sa présence excessive.

 

Les recommandations données par l’ARS, affichées en mairie :

 

Télécharger (PDF, 1.82MB)

 

La dérogation envoyée par la préfecture à la CAPE, ainsi qu’aux mairies de Saint-Marcel et de Saint-Just, s’étend jusqu’en février 2016. Elle autorise un taux de fluorures allant jusqu’à 2 mg/L3. La CAPE, responsable de la distribution et de la qualité de l’eau, a l’obligation de résoudre le problème d’ici à la fin de la dérogation.

 

Le choix technique fait par la CAPE pour répondre à cette exigence repose sur le mélange des eaux de Saint-Marcel avec celles provenant de captages peu ou pas fluorés, afin de réduire le taux de fluor. Pour cela, elle doit réaliser des interconnexions entre les réseaux de Vernon, Saint-Marcel et Saint-Just.

 

 

 


 

La CAPE et Saint-Marcel, une information du public trop limitée ?

 

Dans la dérogation de la préfecture (voir ci-dessous), il est donné des obligations très précises pour informer les habitants, adressées au président de la CAPE, Gérard Volpatti4 :

  • Un courrier doit être envoyé à tous les abonnés du service d’eau, les informant de la situation et des recommandations de l’ARS.
  • Tous ceux “résidant dans la commune” de Saint-Marcel et de Saint-Just, les dialysés et les entreprises de production de nourriture doivent être “informés dans les mêmes conditions”.
  • Les médecins et les services de protection maternelle et infantile doivent être prévenus par “un courrier d’information spécifique”.
  • La dérogation doit être affichée devant la mairie5.

 

La CAPE a bien fait afficher un courrier dans les mairies, et a envoyé un courrier d’avertissement aux abonnés Saint-Marcellois concernés par les captages riches en fluor, ainsi qu’aux médecins.

 

Mais elle n’a pas, d’après mes informations, envoyé de courrier à tous les résidents des communes de Saint-Marcel et de Saint-Just, pas plus qu’aux parents d’enfants des écoles qui ne résident pas dans la commune6.

 

Par ailleurs, aucune des trois collectivités n’avait jugé utile d’aller plus loin avant que la presse ne s’y intéresse. Il n’y a eu aucun communiqué de presse, ni de publication dans le Bouche à Oreille, le magazine Clés, ou sur les sites internet. Pas plus que de campagne d’affichage sur les panneaux municipaux7.

 

Télécharger (PDF, 4.04MB)

 

 

 


 

Écoles de Saint-Marcel, la restriction de consommation pas appliquée

 

L'école maternelle Maria Montessori, au centre de Saint-Marcel.

L’école maternelle Maria Montessori, au centre de Saint-Marcel.

 

Les personnels des écoles du centre-ville, n’étaient, vendredi dernier, toujours pas au courant de la présence d’un taux élevé de fluor dans l’eau, ou des restrictions de consommation pour les enfants. Ces derniers boivent de l’eau du robinet dans ces établissements.

 

D’après Delphine Julien, responsable de la cellule eau potable à l’ARS de Haute-Normandie, la CAPE a seulement une “obligation d’information” des parents. Imposer l’eau en bouteille dans les établissements publics n’est fait par l’ARS qu’en cas de “crise sanitaire de courte durée”, pour des bactéries par exemple.

 

Cependant, si ce n’est “pas imposé directement” par l’arrêté préfectoral, Delphine Julien estime que compte tenu de “la période de trois ans” pendant laquelle le taux de fluor pourra être au-delà de la limite légale, l’ARS “encouragerait à ce que la collectivité fasse ça”.

 

 

 


 

La CAPE répond par un communiqué de presse

 

Aujourd’hui, la CAPE a publié un communiqué de presse sur le sujet (voir ci-dessous). Elle explique qu’ “à la suite d’un contrôle en décembre dernier” où le seuil avait été dépassé, la CAPE, “extrêmement soucieuse de ses usagers”, a “aussitôt” agi.

 

C’est une vision des faits particulière, alors que des dépassements réguliers de la limite du taux de fluorures sont observés depuis octobre 2011. De plus, la CAPE n’a pas, contrairement à ce qu’elle dit, mis “tout en oeuvre” pour respecter les recommandations de l’ARS, en particulier vis-à-vis de l’information de tous les habitants de la commune : seuls les abonnés recevant chez eux l’eau des captages fluorés l’ont été.

 

Enfin, il est écrit dans que “la mairie de Saint-Marcel a également répercuté les recommandations de l’ARS dans les cantines scolaires”. L’encadrement des établissements du centre-ville m’a assuré que les enfants buvaient de l’eau du robinet à la cantine8

 

S’il est vrai qu’une démarche a récemment été entreprise pour de la fourniture d’eau en bouteille, elle se produit plus d’un an après les premières restrictions de consommation, et quatre mois après l’arrêté préfectoral.

 

Télécharger (PDF, 103KB)

 

 

 


 

Aller plus loin

 

Article chez Caméra Diagonale, qui a publié l’information en premier, et se montre plus alarmiste que votre serviteur : Saint-Marcel, la qualité de l’eau non conforme à la consommation

 

Synthèses 2012 de l’ARS pour la qualité de l’eau de tous les points de distribution d’eau potable à Saint-Marcel. Elles proviennent de la page contenant les synthèses pour l’Eure :

 

Fiche de l’ANSES sur le fluor dans l’eau (2005) : Evaluation des risques sanitaires liés au dépassement de la limite de qualité des fluorures dans les eaux destinées à la consommation humaine

 

L’ANSES à propos des eaux minéralles naturelles (2003) : Rapport du comité d’experts spécialisés “eaux” concernant la proposition de fixation d’une valeur limite du fluor dans les eaux minérales naturelles

 

 

  1. Il n’est alors pas inscrit sur la bouteille que cette eau convient pour les nourrissons et la préparation des biberons. []
  2. A plus haute dose, cela déclenche même une fluorose osseuse, maladie nettement plus grave. A des doses encores plus élevées, le fluor entraîne des troubles divers, jusqu’à la mort. Les habitants de Saint-Marcel ne sont pas concernés, compte tenu des dosages extrêmement importants qui sont nécessaire pour entraîner ces conséquences. []
  3. Pendant ce temps-là, le taux de fluor sera mesuré chaque mois. []
  4. Des obligations qui s’ajoutent à la synthèse annuelle de la qualité de l’eau faite par l’ARS, envoyée avec la facture d’eau des usagers. []
  5. On notera que cette dérogation n’est pas très précise quant aux zones géographiques exactes de Saint-Marcel qui sont concernées. []
  6. Ceci d’après des témoignages recueillis, et celui d’un habitant sur Twitter. []
  7. Peu de Saint-Marcellois, croisés pendant cette enquête, étaient au courant de ce dosage élevé en fluor, malgré les courriers. Ceux qui l’étaient n’avaient pas modifié les habitudes de leurs enfants. []
  8. Mise à jour : Dans Le Démocrate du 19 juin, la CAPE assure que cette eau est depuis peu coupée avec de l’eau moins fluorée avant sa distribution aux robinets des cantines. []

Lien Permanent pour cet article : http://vernonpolitique.info/2013/06/saint-marcel-son-eau-riche-en-fluor-sa-restriction-de-consommation-aux-moins-de-12-ans/

4 commentaires

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  1. Michael Barton

    M. GUEMART,

    Je me permets de faire quelques remarques concernant votre article « Saint-Marcel, son eau riche en fluor, sa restriction de consommation aux moins de 12 ans » en date du 11 juin 2013 qui a apparu dans le Petit journal politique de Vernon, l’actu politique de Vernon (27).
    Jusqu’à présent, je pensais que votre blog était un lieu d’information sérieux ; cependant, depuis cet article, j’ai l’impression que vous êtes plus dans le sensationnalisme que dans le vrai.

    Ces premières impressions ne datent pas d’aujourd’hui.
    En relisant les directs différés du conseil municipal de Saint-Marcel, y étant présent les 2 dernières fois personnellement, je trouvais votre compte-rendu partisan.
    Mais depuis hier, je n’ai plus de doute.
    A peine arrivé au 3ème paragraphe nous lisons : « Depuis février 2013, cette restriction est accompagnée d’une dérogation de trois ans envoyée par la préfecture de l’Eure. La CAPE comme Saint-Marcel n’ont, pas respecté, selon mes informations, toutes les obligations légales d’information aux habitants. »
    Dans le 4ème paragraphe nous voyons : « Mais les deux collectivités dirigées par Gérard Volpatti (UMP) n’ont pas été plus loin, ce que les habitants pourraient voir comme insuffisant. Elles n’ont ni publié d’article d’information dans leurs magazines, ni arrêté la distribution de cette eau très fluorée dans les établissements scolaires Saint-Marcellois. Aujourd’hui, la CAPE a publié un communiqué de presse réfutant tout manquement. »
    Sans compter la merveilleuse phrase dans le 3ème paragraphe « selon mes informations »

    En vous relisant, je ne comprends pas ce que fait l’affiliation politique de Gérard Volpatti dans l’article. L’UMP est pour l’eau qui a trop de chlore et le PS contre ?
    A moins que la présence de son étiquette est liée à votre mystérieuse source, le fameux « selon mes informations. » ?
    Et oui, les élections sont bien là… Sauf que je m’interroge plutôt sur le fait de qui à intérêt à la CAPE, ou dans la commune de Saint-Marcel, de vous divulguer subitement cette information qui perdure comme vous le dites depuis octobre 2011 ! A moins qu’il y ait eu d’autres articles sur le sujet que j’ai raté ?

    M. Guémart, le blogueur, tout comme le journaliste, doit savoir être objectif et non subjectif comme vous l’êtes clairement.
    Vous donnez une image d’être du côté de l’opposition de Saint Marcel et anti Gérard Volpatti.
    Quand on gère un blog qui s’intitule le Petit journal politique de Vernon et que sur votre page d’accueil est affiché fièrement le logo du Démocrate Vernonnais, donnez-nous juste les faits et assurez-vous d’avoir les éléments des 2 cotés.
    Cela s’appelle du journalisme et non pas du sensationnalisme.
    Si non, postulez pour Voici ou Voilà car tel est le niveau de l’article que vous nous avez fait parvenir.

    Michael Barton

  2. Loris Guémart

    @Michael Barton :

    Merci pour le signalement de cette coquille, maintenant corrigée : le “mais” a été remplacé par “par ailleurs”.

    L’affiliation politique de Gérard Volpatti est signalée, comme pour tous les responsables politiques dont je parle dans mes articles et qui sont membres d’un parti.

    Sur le timing : il se trouve que je suis, depuis plusieurs semaines maintenant, en train de préparer une série sur l’eau (qualité, prix). C’est ce qui m’a amené à regarder de plus près le sujet du fluor à Saint-Marcel, et à ce que nos chemins se croisent avec Caméra Diagonale qui, en parallèle, travaillait également dessus. J’aurais certes pu m’intéresser à cet important sujet de l’eau plus tôt, et je l’admets volontiers.

    Sur les sources, et compte tenu de vos insinuations : durant la préparation de cet article, je n’ai eu aucun contact avec Pierre Zimmermann (opposant de Gérard Volpatti au conseil municipal de Saint-Marcel, fonctionnaire au service de l’eau à la CAPE, candidat aux municipales 2014).

    Enfin, je vous signale que la CAPE, Saint-Marcel et Gérard Volpatti ont été invités à réagir lors de la préparation de cet article, ce qu’ils ont fait par l’intermédiaire du communiqué de presse (destiné également, évidemment, à l’article de Caméra Diagonale).

  3. Michael Barton

    M Guémart,

    Merci de votre réponse.
    Juste un point important.
    Quand je m’interroge sur le fait de qui à intérêt à la CAPE, ou dans la commune de Saint-Marcel, de vous divulguer subitement cette information qui perdure, comme vous le dites depuis octobre 2011, je n’ai jamais cité Pierre Zimmermann et vous m’apprenez à l’instant qu’il est fonctionnaire au service de l’eau à la CAPE.

  4. Loris Guémart

    @Michael Barton :

    En ce cas, cela permettra d’éviter que d’autres lecteurs sautent à la même conclusion que moi, compte tenu du fait qu’était signalée son activité professionnelle dans l’article présentant la candidature de Pierre Zimmermann.

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